Prothèse auditive et assistant d'écoute : points communs et différences entre ces appareils auditifs
Prothèse auditive VS assistant d’écoute : différences et points communs
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Il nous fallait un titre, alors nous sommes allés au plus simple pour les lecteurs. Pourtant, ce titre est un non-sens : une prothèse auditive est un assistant d’écoute et un assistant d’écoute est une prothèse auditive. Alors, quelles sont les différences entre ce que l’on appelle communément un « assistant d’écoute » et une « prothèse auditive » ? Et quels sont les points communs entre ces deux types d’appareillage auditif ? L’article nous semble indispensable car nous avons tout lu et tout entendu au sujet des « assistants d’écoute », dont beaucoup d’articles qui les dénigrent, notamment sur des sites d’audioprothésistes. Pourtant, après avoir compulsé ce qu’internet compte de ressources, nous n’avons trouvé aucun article sérieux à ce sujet, qui pourrait quand même éclairer quelques millions de français !

« Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. » Arthur Schopenhauer

À lire cette citation de Schopenhauer, il semblerait donc que les prothèses auditives pré réglées en soient donc à l’étape de la forte opposition. Essayons d’aller ensemble vers celle de l’évidence.

Définition

Pour déblayer le terrain, commençons par nous référer à la définition donnée par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (l’ANSM), qui fait référence en la matière. Cette définition a le mérite de ne pas prendre parti pour les audioprothésistes ou les vendeurs « d’assistants d’écoute ».

Selon l’ANSM : « La correction d’une déficience auditive est une finalité médicale. Les appareils ayant ce type de finalité (au vu des informations inscrites sur la notice d’utilisation ou sur les matériels promotionnels) sont donc classés dans la catégorie des dispositifs médicaux et nécessitent par conséquent d’être marqués CE. Tout autre matériel ne revendiquant pas de finalité médicale ne relève pas des dispositifs médicaux. Aucune ambigüité sur la notice d’utilisation ou les matériels promotionnels ne doit alors laisser penser que cet appareil est destiné à des personnes souffrant d’une déficience auditive, aussi légère soit-elle[1]. » L’ANSM ajoute que les termes tels que « assistant d’écoute », « assistant auditif », « prothèse auditive externe », qui ne décrivent pas la destination du produit, n’interfèrent pas dans son statut réglementaire.

Concrètement, qu’est ce que cela signifie ?

• D’abord, qu’un assistant d’écoute préréglé peut être appelé : « prothèse auditive », « audioprothèse », « assistant d’écoute », « sonotone », « amplificateur de sons », « aide auditive »,

• Ensuite, qu’une prothèse auditive réglée sur-mesure peut, elle aussi, être appelée « prothèse auditive », « audioprothèse », « assistant d’écoute », « sonotone », « amplificateur de sons », « aide auditive »,

• Enfin, que la seule distinction entre ces appareils auditifs est la destination qui en est faite. Cette destination distingue ces appareils en dispositif médical ou non. Dans les faits : si l’appareil auditif est destiné à corriger une déficience auditive, alors il est considéré comme un dispositif médical et doit être titulaire du marquage CE ;  si l’appareil auditif est destiné à écouter « les bruits nocturnes et le chant des oiseaux », alors il n’est pas un dispositif médical et ne doit pas obligatoirement être titulaire du marquage CE.

Bien. Mais alors, me direz-vous : qu’en est-il des assistants d’écoute préréglés qui disposent du marquage CE et visent à apporter un confort aux personnes ressentant une gêne auditive ? Doivent-ils être considérés comme un dispositif médical ou non ? Quelle est la différence entre une « déficience auditive » et une « gêne auditive » ? C’est précisément là le problème. Cette définition de l’ANSM n’a pas le mérite d’être parfaitement claire, elle « botte en touche », pour les raisons que l’on va voir maintenant.

Appareils auditifs sur-mesure et pré réglés : quels points commun ?

Les deux types d’appareils auditifs sont des amplificateurs de sons !

Pour être parfaitement honnête, cela nous semble tellement évident que nous avons hésité à noter ce point. Ce qui nous a décidé à le faire c’est qu’au cours de nos recherches internet, nous avons été surpris de lire, sur de nombreux sites d’audioprothésistes, que « les assistants d’écoute sont des amplificateurs de sons » sous-entendant par là que leurs prothèses auditives sur-mesure n’en étaient pas ! Ce genre de mauvaise foi nous agace, particulièrement lorsqu’elle se fait au détriment du consommateur. Nous avons donc estimé qu’une clarification s’imposait, même si nous estimons l’avoir déjà fait dans nos articles précédents. Reprenons donc ce que nous expliquons souvent, afin que tout le monde comprenne. La perte auditive est directement liée à la destruction des cellules ciliées de l’oreille. Ces cellules ciliées sont celles qui génèrent l’influx nerveux acheminé par le nerf auditif vers le cerveau. Elles sont indispensables à une bonne audition, mais sont sensibles au temps comme aux agressions sonores. Lorsque l’oreille vieillit, ces cellules ciliées sont impactées : endommagées ou détruites, elles ne repoussent pas et cela affecte directement notre acuité auditive. Il n’existe, à ce jour, aucun appareil auditif qui sait faire repousser les cellules ciliées ! L’appareillage auditif, qu’il soit préréglé ou sur-mesure, qu’il soit pour des pertes légères, moyennes, sévères ou profondes, ne peut qu’amplifier les fréquences lésées par cette destruction, dans le but de vous apporter un confort auditif. Deux choses sont donc à retenir sur ce point :

  1. Tous les appareils auditifs sont des amplificateurs de sons,
  2. Tous les appareils auditifs (pour reprendre la définition de l’ANSM) sont destinés à apporter un confort d’écoute à l’utilisateur, que ce soit pour écouter la nature, de la musique ou une conversation !

Les deux sont préréglés !

Surprenant, non ? Aucun fabricant de prothèses auditives « sur-mesure » ne communique à ce sujet, pourtant, toutes les prothèses auditives disposent d’un nombre de canaux préréglés d’office, sur lesquels reposent les automatismes intrinsèques de la prothèse auditive et sur lesquels l’audioprothésiste ne peut pas agir. Le nombre de canaux de réglages, c’est à dire ceux sur lesquels l’audioprothésiste peut agir, est variable (3, 6, 9 ou plus). Ainsi, dans les faits, vous retrouvez sur le marché :

  • Des prothèses auditives préréglées disposant de 12 canaux de fréquences et vendues librement à moins de 300€ dans la plupart des cas (pour de bons appareils),
  • Des prothèses auditives sur-mesure disposant de 9 canaux de fréquences, dont 3 sont modifiables par l’audioprothésiste, vendues aux environs de 1 000€. Les caractéristiques techniques mentionnent alors 9 canaux de fréquences, alors qu’elles devraient préciser 6/3, c’est à dire : 6 canaux préréglés, 3 canaux ajustables.

Que permettent les canaux de réglages laissés libres à l’audioprothésiste ? Ils permettent d’affiner l’amplification de la prothèse auditive sur des fréquences précises, par rapport à l’audiogramme du patient. En quoi cela peut être utile ? C’est utile dans le cas d’audiogrammes complexes, particulièrement atypiques, c’est à dire pour lesquels la perte auditive de la personne n’est pas commune.

Concernant le nombre même des canaux de fréquences d’une prothèse auditive, nous y reviendrons dans un article ultérieur car, sur ce sujet également, nous avons lu beaucoup de choses, de nombreux audioprothésistes expliquant que « plus il y a de canaux de fréquences, plus la prothèse auditive est de qualité », ce qui est faux. Citons, pour le moment, l’enseigne Audiologys qui répond à cela : « En termes de qualité d’écoute, un patient qui porterait une aide auditive à 9 canaux un jour et une autre à 16 canaux le lendemain aura beaucoup de mal à différencier les deux. Ce sera quasi impossible dans la plupart des cas. Souvent,  des audioprothésistes soutiennent qu’un appareil auditif à 16 canaux  apporte une qualité d’écoute bien supérieure à celle apportée par un appareil à 9 canaux en expliquant que plus il y a de canaux plus la définition du son est bonne. Nous ne sommes pas de cet avis. »

Les deux disposent de caractéristiques techniques similaires

Processeur numérique, canaux de fréquences, réduction du bruit ambiant. Un bémol cependant : par faute d’être mieux encadrée par les pays, l’offre des assistants d’écoute préréglés comprend de tout et vous y trouverez ainsi des produits vendus entre 20€ et un peu moins de 300€. Tous ne sont pas équivalents : les bons appareils auditifs préréglés, qui sont de qualité comparable à une prothèse auditive traditionnelle, sont ceux qui disposent de la norme CE (Orison de SERINITI, Octave de SONALTO en sont des exemples), vendus à moins de 300€. Nous reviendrons, dans un prochain article, sur un étude comparative de l’offre existante, sur-mesure et préréglée, afin de pointer ce qu’il est important de regarder lors d’un achat. Pour simplifier, garder simplement en tête que les appareils ne disposant pas de la norme CE sont à exclure de votre choix. Notre point ici s’entend donc pour des appareils auditifs qui disposent de cette norme (bien que, pour reprendre la définition de l’ANSM, ils ne soient pas toujours considérés comme des dispositifs médicaux). Si vous vous souvenez des caractéristiques techniques des prothèses auditives de CLASSE I prises en charge à 100% dans le panier RAC 0 (consultables ici), alors vous constaterez, pour reprendre notre exemple, que l’aide auditive Orison présente exactement les mêmes, ce qui témoigne non seulement de l’excellente qualité de ce type d’appareil mais, et surtout, de la possibilité qui est offerte au Gouvernement de faire bouger les lignes quant au non appareillage auditif des français.

Les 2 existent en contour d’oreille et en intra auriculaire

Pour reprendre les 2 marques citées précédemment, qui nous donne un référentiel parlant et qualitatif : Octave de Sonalto est un appareil auditif de type contour d’oreille et Orison de Seriniti est un appareil auditif de type intra-auriculaire. Bien que de nombreuses différences techniques existent entre ces deux références (nous y reviendrons), ce choix permet donc aux consommateurs de s’orienter vers une solution adaptée à leurs désirs. Les appareils auditifs contour d’oreille ou intra auriculaire sont également disponibles chez tous les distributeurs de prothèses auditives « sur-mesure ». Avec un bémol toutefois : 80% des ventes faites par les audioprothésistes sont des contours d’oreille (nous l’évoquions dans cet article). Nous plaidons en faveur d’un consommateur éclairé et libre de choisir.

 Appareils auditifs sur-mesure et préréglé : quelles différences ?

Les personnes auxquelles ils s’adressent

Il ne s’agit pas de distinguer ces personnes entre celles qui ne peuvent pas entendre « les bruits de la nature ou le chant des oiseaux » et celles qui le peuvent, car de nombreuses personnes gênées, quelque soit leur niveau de perte auditive ou leur âge…ne le peuvent pas ! Il s’agit d’être sensiblement plus objectif, afin d’apporter, ici aussi, une réponse claire qui servira sans doute à de nombreuses personnes dans le besoin (précisément à 6 millions de français !) En effet, cette différence est de taille : c’est même la plus importante entre ces deux types d’appareils auditifs. S’il ne fallait en retenir qu’une, ce doit être celle-ci. Et afin qu’elle soit parfaitement comprise et assimilée par nos lecteurs, nous allons expliquer convenablement les faits, qui font, une fois encore, font appel au bon sens.

Nous l’avons vu, il existe plusieurs degrés de perte auditive : naissante (ou légère), moyenne, sévère et profonde.

Les pertes auditives dites sévères ou profondes peuvent être d’origine pathologique ou congénitale (entres autres). Elles représentent moins de 4% de la population de malentendant : c’est, fort heureusement, une minorité. Il s’agit là d’un vrai handicap : sans appareillage auditif, ces personnes ne peuvent pas acquérir les bases du langage, apprendre, se socialiser. En somme, elles ne peuvent pas vivre normalement. Pour permettre à une personne en situation de handicap auditif d’entendre, le niveau d’amplification de la prothèse auditive doit être très élevé (ce qui crée des distorsions) et doit porter sur un spectre très large de fréquences (nous sommes dans le cas d’un audiogramme complexe). Ces personnes seront donc inévitablement orientées sur des appareils auditifs nécessairement réglés sur-mesure par des audioprothésistes (harmoniser les fréquences, éviter les distorsions) et qui devront disposer de nombreux canaux de fréquences (jusqu’à 64). D’autre part, ces personnes devront apprendre à entendre, car elle n’ont pas forcément eu cette possibilité par le passé : l’appareillage auditif leur offre, littéralement, un sens nouveau, l’audition. Cet apprentissage prend du temps et justifie, à lui seul, un suivi nécessaire des réglages, dans le temps. L’appareillage des surdités sévères à profondes est bien le cœur de métier, le savoir-faire d’un audioprothésiste, qui appareille la « déficience de l’ouïe ». Ainsi, la définition même de la profession d’audioprothésiste, telle qu’elle est donnée par le code de la Santé publique dans l’article L. 510-1 prend tout son sens : « est considérée comme exerçant la profession d’audioprothésiste, toute personne qui procède à l’appareillage des déficients de l’ouïe. Cet appareillage comprend le choix, l’adaptation, la délivrance, le contrôle d’efficacité immédiate et permanente de la prothèse auditive et l’éducation prothétique du déficient de l’ouïe appareillé. La délivrance de chaque appareil de prothèse auditive est soumise à la prescription médicale préalable et obligatoire du port d’un appareil, après examen otologique et audiométrique tonal et vocal. »

Les pertes auditives dites légères à modérées représentent, elles, 88% de la population de malentendants. Il s’agit d’une perte naturelle de l’audition qui touche tout le monde, à partir de la cinquantaine et qui est liée au vieillissement de l’oreille. Car l’oreille, comme le corps, comme chaque cellule qui nous compose, vieillit. Elle vieillit plus précocement aujourd’hui car nous évoluons dans un monde bruyant. Ces personnes ne sont absolument pas dans le même cas de figure que celles handicapées. D’ailleurs, on peut bien écrire et dire ce que l’on veut, dans les faits, elles refusent majoritairement l’appareillage auditif au prix et aux conditions auquel il est vendu pour des surdités sévères. C’est pour ces personnes là que l’offre d’assistants d’écoute s’est développée, pour leur offrir une alternative à ce qu’elles refusaient. Nombreuses sont les personnes qui en ont fait le choix et leurs témoignages sont sans appel : la satisfaction est bien là.

Nous glissons ici une vidéo éloquente sur la différence entre une presbyacousie et un handicap auditif sévère.

Le prix

Il est cohérent dans un cas (l’appareillage « sur-mesure ») comme dans l’autre (l’appareillage « préréglé ») si on s’en tient aux personnes à qui ces appareils se destinent respectivement. L’appareillage « sur-mesure » est effectivement onéreux et le parcours du consommateur (rendez-vous chez l’ORL avec le délai d’attente que cela implique – parfois 6 mois dans certaines régions ; puis rendez-vous chez l’audioprothésiste pour le choix de l’appareil auditif ; puis nombreux rendez-vous avec l’audioprothésiste pour affiner les réglages pendant des mois) est long et réglementé. Mais c’est un parcours nécessaire. L’appareil auditif disposera, dans ces cas particuliers, de nombreuses technologies indispensables pour quelqu’un en situation de handicap sévère : ces technologies ont un coût. D’autre part, l’appareil disposera également d’un grand nombre de canaux de fréquences dont l’ajustement prend du temps : cela à également un coût. Les aides auditives préréglées ne nécessitent ni rendez-vous ORL, ni rendez-vous chez un audioprothésiste, ni suivi de réglages dans le temps : lorsqu’une personne en fait l’acquisition, elle paie le prix de l’appareil auditif, elle est autonome. Il faut se rendre compte d’une chose : une personne atteinte d’une surdité sévère ou profonde n’entendra absolument pas mieux avec un appareil auditif préréglé, elle n’est pas en mesure de « coupe-circuiter » le long parcours qui l’attend. Une personne atteinte d’une perte auditive légère à modérée a, par contre, le choix, mais elle n’entendra pas forcément mieux avec un appareil auditif sur-mesure qu’avec un appareil auditif préréglé ! 

Le réglage

Nous pensons avoir largement évoqué ce point dans les développements précédents, nous n’y reviendrons pas. Nous ajoutons cependant, pour avoir lu des phrases types « les assistants d’écoute amplifient toutes les fréquences », que cela n’est pas vrai. C’est même une assertion d’une rare mauvaise foi. Encore une fois, si on s’en tient aux appareils auditifs préréglés disposant de la norme CE, leurs courbes d’amplification (toujours mentionnées sur les fiches produits) sont qualitatives et très claires : la courbe est précise, avec un focus sur les fréquences aigües (celles que l’on perd en vieillissant). Certains appareils ne vont que jusqu’à la fréquence 6000Hz, d’autres poussent jusqu’au 8000Hz. Tous sont en essai gratuit ou satisfait ou remboursé : le consommateur appréciera par lui-même.

La distribution

Elle diffère selon les appareils :

  • Les prothèses auditives réglées « sur-mesure » ne peuvent être acquises qu’au terme d’un parcours réglementé, nous l’avons vu : ORL faisant la prescription, audioprothésiste proposant l’appareil et faisant les réglages. Ce parcours ouvre l’accès à la prise en charge (sécurité sociale et mutuelles). En conséquence, leur distribution est exclusive et ne peut avoir lieu que chez un audioprothésiste.
  • Les assistants d’écoute préréglés sont en vente libre. Cependant, ceux qui amplifient jusqu’à 20dB maximum peuvent être vendus en pharmacie : c’est le cas d’Octave de Sonalto. Pourquoi 20dB ? Pour une raison simple : jurisprudence fait loi ! Lorsque l’appareil a été commercialisé en pharmacie, la société a été attaquée par les audioprothésistes pour « exercice illégal de la profession ». L’État a tranché en faveur de Sonalto en autorisant la vente libre, en pharmacie, des assistants d’écoute qui amplifient jusqu’à 20dB…puisque Octave amplifie jusqu’à 20dB. Les assistants d’écoute qui amplifient au-delà de 20dB sont vendus chez des opticiens. Tous ces appareils sont également disponibles en ligne, sur les sites des marques les commercialisant mais également sur de nombreux autres sites et par correspondance. Le fait qu’ils soient, par définition, préréglés, permet de dématérialiser l’achat et contribue ainsi à un accès aux soins plus rapide et plus simple pour des millions de français.

En conclusion

Pour rédiger cet article, nous avons passé énormément de temps sur Internet, à la recherche des textes de loi, d’informations précises et d’articles qui parleraient déjà de ce sujet. Nous avons été très honnêtement surpris de constater à quel point les assistants d’écoute préréglés sont constamment dénigrés par les audioprothésistes avec, pour certains, des arguments d’une réelle pauvreté. Cela nous a amené à nous demander pourquoi, « pourquoi tant de haine ? » comme dirait Orangina ! Pourquoi les audioprothésistes dénigrent autant les appareils auditifs préréglés ? Serait-ce tout simplement parce qu’ils en ont peur ? Un tel acharnement ne peut que le laisser penser. La qualité, la performance et la satisfaction des utilisateurs d’appareils auditifs sont bien là. N’oublions pas que ces appareils existent aujourd’hui uniquement parce que les audioprothésistes ont permis une insatisfaction bien réelle des consommateurs sur leurs propres offres et prestations : en situation de monopole, ils avaient pourtant les « clés en main » pour proposer une solution alternative au plus grand nombre, pourquoi ne l’ont-ils pas fait ?

Le but de ces sociétés n’est-il pas le même que celui des audioprothésistes : appareiller les gens et leur apporter une satisfaction auditive au quotidien ? 

 

 

Sources :

[1] ANSM, information actualisée au 28 Mai 2014

 

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