Vaccins COVID-19, perte auditive et acouphènes

Le 22 Février 2022, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde contre l’apparition de troubles auditifs et d’acouphènes suite à l’injection d’une ou plusieurs doses de vaccins génétiques contre la COVID-19 (Moderna, Pfizer). Dans son communiqué, elle précise que « le Centre de surveillance d’Upssala (UMC) a identifié une perte d’audition (y compris des cas soudains) et des acouphènes après la vaccination contre le coronavirus. » Bien que l’affliction soit enfin reconnue, France 3 Régions souligne toutefois que les personnes concernées ont des difficultés à faire valoir leurs droits aux indemnités. C’est grâce à Benjamin Laurent, un habitant de Beaune, âgé de 54 ans que l’apparition d’acouphènes (parfois associée à des troubles auditifs pouvant être lourds) a été médiatisée puis reconnue comme effet indésirable des injections anti-COVID. Sur son blog, il reporte son expérience et informe les autres personnes ayant vécu la même expérience que lui. Ainsi, des témoignages, des informations sur la procédure pour faire remonter les effets indésirables auprès de la pharmacovigilance mais également des solutions possibles pour vivre avec ses acouphènes (bel article sur la sophrologie, notamment) illustrent largement son expérience et informent sur la voie à suivre pour obtenir de l’aide et/ou un certificat de contre-indication vaccinale.

Recensement

A ce jour, 37 529 cas de perte auditive et d’acouphènes ont été recensés, post-vaccination, dans 10 pays. Les personnes concernées ne présentaient aucune co-morbidité. Les symptômes les plus couramment recensés sont des acouphènes, suivis de maux de tête, de vertiges, de nausées. L’OMS souligne que « l’hypothèse d’un mécanisme impliquant le nerf vestibulocochléaire a été avancée. » L’institution a donc lancé un signal aux laboratoires pharmaceutiques, en précisant que des recherches plus approfondies sont aujourd’hui nécessaires (ce qui signifie une surveillance renforcée sur ce sujet).

Petite définition des acouphènes

En France, plus de 8 millions de personnes souffrent d’acouphènes. Mal du siècle, son apparition s’étend en tache d’huile dans le monde, où il est connu sous le terme de « tinnitus » dans plus de 17 pays. La prévalence européenne, japonaise ou américaine serait autour de 10% de la population adulte. Les hommes sont autant atteints que les femmes et les acouphènes ne seraient pas rare chez les enfants. Des études récentes soulignent qu’un adolescent sur cinq se plaint d’acouphènes en permanence.

Un acouphène est une perception de sons ou de sensations auditives qui ne sont pas causées par un bruit extérieur et que l’entourage n’entend pas (on dit que l’acouphène est « subjectif », c’est-à-dire uniquement perceptible par le patient). L’acouphène est analysé par le centre auditif et interprété par le système nerveux. Il existe autant d’acouphènes que de personnes, ils varient en intensité, en tonalité et en quantité. Ces perceptions peuvent prendre la forme de bourdonnement, de sifflement, de voix, de grincement, de sonnerie, de chuintement, de vrombissement, de gazouillis, de cliquetis, de sifflet de train, bruit du rythme cardiaque, acouphène pulsatile, etc. Le bruit peut survenir brutalement à l’occasion d’un événement ou progressivement, il peut être constant ou intermittent. L’acouphène peut être unilatéral (il ne touche qu’une seule oreille) ou bilatéral (il touche les deux oreilles). Il peut également être ressenti au niveau du crâne et se manifester plus intensément dans certaines situations (fatigue, changement de position de la tête, stress, etc.).

Le bruit, grand pourvoyeur d'acouphènes.

Les acouphènes sont souvent liés à une pathologie et peuvent avoir de nombreuses sources, tels que le bruit, les traumatismes sonores (explosion, concerts, feux d’artifice), certaines maladies de l’oreille (otospongiose, neurinome de l’acoustique), une surdité brusque, les barotraumatismes de l’oreille interne (en plongée notamment), un traumatisme crânien, l’hypertension artérielle (l’hypertension artérielle est une pathologie qui concerne plus de 12 millions de français), de nombreux médicaments (dits ototoxiques, tels que certains antibiotiques, aspirine, diurétiques, aminosides à partir d’un certain seuil, quinine, bêta-bloquants, anti-inflammatoires, traitement de chimio-thérapies à base de sel de platine notamment), béance tubaire, dysfonctionnement de la trompe d’Eustache, bouchon de cérumen, anémie sévère, insuffisance rénale chronique, troubles de l’articulé temporo-mandibulaire, toute affection métabolique, carence en vitamine B12. La cause génétique n’est pas exclue. Dans de nombreux cas, cependant, aucune cause n’est trouvée à l’apparition des acouphènes.

Le traitement des acouphènes demeure incertain

Hypnose et sophrologie sont ceux qui, à ce jour, ont montré le plus de résultats probants. Étant considérés comme soins alternatifs, ces « traitements », qui s’illustrent davantage par l’apprentissage d’un certain « lâcher prise » ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale et restent, en conséquence, couteux.

L’appareillage auditif, parce qu’il amplifie les sons utiles du quotidien, a tendance à masquer les acouphènes : c’est pourquoi les spécialistes de l’audition en viennent souvent à espérer – lorsqu’un patient se plaint d’acouphènes – que l’acouphène s’accompagne d’une perte auditive, car le port d’un appareil pourra alors aider à le « masquer ».

Perte auditive et acouphènes : Elon Musk présente NeuraLink

Ajoutons qu’Elon Musk a, récemment, publié sur Twitter pouvoir guérir les acouphènes grâce à sa puce NeuraLink, implantée dans le cerveau. Cette solution demeure en l’état un projet. Rappelons quand même le scandale de la mort des chimpanzés à qui cette puce avait été implantée.

Perte auditive et acouphènes : Elon Musk présente NeuraLink

 

 

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